CAITHNESS

CAITHNESS a été crée en 1996 par Hylgaryss. Après de nombreux titres enregistrés, une démo cassette 6 titres vit le jour en 1998 « The ride to the abyss ». Limitée à 300 exemplaires, produite par le label Black and Dark Mansion, elle est désormais épuisée. Ces 6 titres, mêlant nappes éthérées de clavier, sons de cloches et percussions, annonçaient déjà le recueillement propre à la musique funèbre de CAITHNESS. Dans un même temps, Hylgaryss intégra le groupe Dark Sanctuary pour la réalisation de leur premier album, Royaume Mélancolique. En parallèle à l’écriture et à la composition du deuxième album de Dark Sanctuary, De lumière et d’obscurité, Hylgaryss créa les morceaux de « The Knell Of Mourning ». Cette démo fut produite en 2000 sous format CD-R et limitée à 300 exemplaires par le label Domaine Funéraire Productions. Le style musical se précise, Hylgaryss a trouvé sa voie, ou plutôt ses voix : les chants grégoriens. Il confirme et amplifie ainsi l’atmosphère de recueillement en intégrant des voix à ses marches funèbres. Cette démo permit à CAITHNESS d’obtenir un contrat avec MONO-EMOTIONAL RECORDS pour la production de son premier album, « Crossing the land of bereavement ». Renfermant plus d’une heure de musique, ce dernier parachève le style musical de CAITHNESS en affirmant son goût pour les ambiances où s’entremêlent voix, synthés éthérées, cloches, guitares et percussions...

Interview dans ELEGY (n°25, déc 02/jan 03, et titre sur le CD sampleur)...
Une interview d'Hylgaryss est dispo sur le site V-Solutions...

chroniques

http://www.ladefuncion.com
Sin ninguna duda estamos ante un curioso lanzamiento, solo apto para los seguidores de la música ambiental más oscura y decadente, aquella que todo lo empaña a su paso por nuestros oídos… aquella que tiñe de melancolía nuestros atormentados corazones…aquella que ciega nuestros sueños y tan solo a su paso la realidad deja fallecer a manos del silencio… si no eres uno de ellos mejor no intentes adentrarte en las mortuorias piezas que componen este “crossing the land of bereavenment” ya que la escucha del mismo podría acabar cayendo en los mares de la monotonía… Pero a mi juicio este es un muy buen trabajo que merece todos mis respetos y más aún teniendo en cuenta que estamos ante un proyecto en solitario de Hylgaryss, conocido de sobras por su pertenencia a los franceses Dark Sanctuary, que aunque poco tenga que ver su nueva obra con la mencionada banda, si podemos encontrar matices que se aproximan en parte a la esencia de la misma, tales como la tristeza, la desolación y un fuerte sentimiento por algo que se perdió y quizás ya nunca regresó… Atmósferas oscuras, ennegrecidas por el paso el tiempo, llantos que se pierden a lo lejos, entre brumas de soledad pausada buscada y encontrada…densos ambientes de ultratumba y una fuerte dosis de cánticos gregorianos hacen de este gran trabajo una obra digna de respeto de la cual espero degustar más trabajos en el futuro…

D-Side n°20 (janvier/février 2003)
Créé en 1996 par Hylgaryss, le claviériste de Dark Sanctuary, CAITHNESS compose une musique qui inspire le recueillement. "Crossing The Land Of Bereavement" impose une atmosphère à la fois lourde et éthérée et pour le moins funèbre. Cloches et percussions rythment ces lentes marches vers la tombe ("Là Où Meurent Les Anges", "Loin De La Lumière"), CAITHNESS jouant le rôle d'un véritable psychopompe. Les chants grégoriens insistent sur le côté liturgique et méditatif et rappellent immanquablement Raison D'Être, quelques notes de guitare en plus. Très vite, des murs de pierre humide apparaissent, les bougies s'allument, et l'on prend son crucifix pour aller faire valoir les droits de Dieu. Un album majestueux idéal, pour accompagner vos lectures gothico-médiévalo-fantastiques. (Yannick Blay)

http://www.transitmag.ch
Pure, mélancolique, lente et funèbre, la musique de Caithness (side project d’Hylgaryss de Dark Sanctuary) chemine de morceau en morceau. Un peu à la manière de Raison D’Être ou de Vidna O’Bmana, les ambiances sont primordiales et constituent le point culminant de cet album. L’atmosphère est donnée par un synthé sachant rester modeste, des cloches lointaines mais très présentes, ainsi que par des voix discrètes et chuchotantes ou des chants grégoriens. Des percussions fantomatiques pénètrent les mélodies sans leur donner de dureté ou de rudesse ; l’ensemble reste aérien, tout comme cette guitare acoustique qui apporte sa désolation grâce à ses accords si tristes. Ce premier disque est un bijou d’atmosphérique et un joyau de dark ambient dont l’écrin est magnifiquement sombre. (Oxana)

http://www.infratunes.com
Soyons clair : Oui, Caithness aurait pu figurer dans le catalogue de Cold Meat Industry. Mais même si le label pro-scandinave n'intègre jamais le projet d'Hylgaryss à son écurie, ça ne changera en rien la qualité de ses productions. Et de toute façon, CMI à plus besoin de renouveau actuellement, que de jeunes valeurs montantes, qui savent très bien vivre d'elles-mêmes. La scène dark française n'en est probablement qu'à ses balbutiements, mais déja de futures pointures se dressent et affichent une vraie volonté de montrer leur existence propre, sans le fardeau encombrant du sectarisme musical, voir intellectuel. A l'écoute de Crossing the land of bereavement, une seule et même impression domine : la justesse. Les morceaux sont longs, sans être ennuyeux, sombres, sans être exagérement bruitistes ou malsains, amenant l'auditeur à un état de calme glacial, sans être pompeux ou conventionnels. Le froid, parlons-en. C'est précisement là que réside toute l'essence de Caithness, le froid. Le froid d'atmosphères décharnées ou éthérées, le froid profond et abyssal généré par des mélodies grandiosement tristes, le froid nocturne et hivernal, propre à la rêverie et l'introversion. Autre particularité musicale, les chants grégoriens. Sur Incipit ou Silent water (passage) ceux-ci enveloppent littéralement l'espace sonore, apportant une touche de religiosité, plus sacral que sacré, touchantes lamentations et irréfutable invitation au receuillement. On notera également de très beau moments mélodiques comme la toute fin de Loin de la lumière, poignante et précieuse ou l'entière durée de Là où meurent les anges sublime et noire, honorant subtilement la mémoire et le passé de Raison d'être. Dernière remarque, l'approche martiale, devenue incontournable dans ce genre musical, que l'on retrouve durant Ruins partie 1 et partie 2. Vraiment une bonne surprise, qui mérite toute l'attention nécessaire, tant la composition des titres semble honnête et intègre. Très vivement conseillé aux fans de musique sombre et ambiente, mais aussi aux autres, chercheurs invétérés de nouvelles expériences, ayant un goût prononcé pour les ambiances spectrales et pures.

http://www.obskure.com
CAITHNESS est le projet d'Hylgaryss, un membre de DARK SANCTUARY. Si on retrouve dans cette activité parallèle la même volonté orchestrale de créer des atmosphères sombres, la musique de CAITHNESS ramène davantage à un style éthéré (et toujours empreint de religieux), à la limite du Dark Industriel pour les atmosphères et les arrangements. A vrai dire, ce disque se rapproche beaucoup plus de certaines productions de Cold Meat Industry qu'aux mélopées du groupe d'origine d'Hylgaryss. Citons en vrac Sophia ou Arcana, pour les aspects martiaux, abstraits et hypnotiques, même si les rythmiques restent au second plan du travail ici présent :ce sont bel et bien les atmosphères qui priment sur ce magnifique et troublant "Crossing the land of bereavement", un disque qui s'apprécie comme la musique des rêves ou des cauchemars, une musique de recueillement qui enveloppe immédiatement et contient une tension palpable. La dramaturgie présentée par CAITHNESS réconcilie avec l'intérieur, et offre une ouverture qu'on n'attendait pas, au vu du style lyrique et assez classique adopté par DARK SANCTUARY. Un disque qu'on espère suivi par de nombreux autres. (Emmanuel)

http://www.ecclipse.net
Une brise gothique et grégorienne vient souffler à votre oreille… Ne vous inquiétez pas, ce n’est que CAITHNESS qui fait son effet. Aucune incidence si ce n’est un voyage à travers les âges, où l’on pourrait se trouver n’importe où et n’importe quand. Plus qu’une simple balade, c’est un périple absolu et intégral que vous fait traverser Caithness dans cet album. Teintés d’orchestration qui frôle le plus souvent avec les percussions (cymbale, cloche) et les instruments à cordes, et ajoutant à cela des voix et des chants grégoriens du plus bel effet accompagnés de temps à autre par des nappes éthérées de clavier, chaque piste nous fait entrer réellement dans un univers assez particulier, à la frontière de la mélancolie. Vous n’êtes-vous jamais senti comme transporté ailleurs, ne faisant plus qu’un avec la musique que vous étiez entrain d’écouter ? Ce disque me fait incontestablement cette impression là. Calme, serein, apaisant, songeur, contemplatif, absorbé… Autant de noms et d’adjectifs pour essayer de décrire cet environnement musical, mais aucun réellement n’étant à la portée de cet exposé sonore. 9 titres pour plus d’une heure de délectation. On ne ressent même pas les blancs qui se trouvent entre chaque piste, tant on est imprégné de cette espèce de rêverie intérieure. Il est assez complexe comme vous le voyez de décrire correctement et à sa juste valeur cet album sans y jeter soi-même son dévolu. CAITHNESS est à la base ce qu’on pourrait appeler un side-project, crée en 1996, avec pour seul maître à bord Hylgaryss, membre de DARK SANCTUARY. Il y a tout de même sur cet album la contribution non moins exhaustive de Carna, qui s’est occupée de «Là Où Meurent Les Anges» et qui fait les chœurs dans «Last Moments – Part 1». Plus que des remerciements pour elle de la part d’Hylgaryss, mais une reconnaissance et une gratitude extrême. On ne pourra pas trop citer non plus de pistes plus appropriées que d’autres ou mieux qu’une autre, elles ont toutes un certain parlé qui pourraient toucher à différents degrés. Ne voyez pas non plus une quelconque ressemblance avec DARK SANCTUARY, essayez d’oublier l’espace d’un moment ce rapprochement pour encore plus vous introduire dans le monde de CAITHNESS qui n’est composé que de quiétude et d’une certaine recherche de soi. Un album du plus bel effet, à la frontière d’un autre monde. Je ne vous conseille que trop vivement de vous procurer ce premier disque plus qu’engageant, pour que vous aussi vous ressentiez ce besoin d’exploration intérieure et de recueillement. Mystique, intemporelle, spirituelle, CAITHNESS est là, présent pour nous, et ce serait bien regrettable de ne pas profiter de ceci pour entrouvrir nos oreilles à ce théâtre grégorien. (SyphX)

http://www.vs-webzine.com
Vous avez certainement du constater que j'étais un fan indécrottable de DARK SANCTUARY au travers des quelques kroniks largement élogieuses que j'ai pu faire. Ce CAITHNESS est un side-project de Hylgaryss, un des membres de DARK SANCTUARY. Ce projet se situe dans un sorte de continuité de l'oeuvre principale de l'auteur. Tout le côté néo-classique, symphonique a été en grande partie liquidé pour donner naissance à une pièce de dark ambient mélodique et terriblement sombre. Si on ne trouve aucune vocalise féminine, des chants grégoriens discrets et noirs se posent sur un musique stylisée, lancinante mais extrêmement enthousiasmante et relaxante. Il est toutefois difficile, comme c'est souvent le cas dans le style, de démarquer un titre d'un autre et ce serait de toute façon faire offense à l'auteur. Cet album se savoure d'une traite, et a la remarquable capacité de reposer les sens, faire baisser la tension et nous faire pénétrer dans un univers ou le mal et le bien se rejoignent dans une symbiose parfaite. Contrairement à de nombreuses oeuvres de dark ambient échafaudées à la va-vite, on sent énormément de maturité dans la construction du disque et une vraie évolution dans les atmosphères est audible d'un titre à l'autre. L'adjonction de sobres guitares acoustiques sur certains titres captive l'auditeur et entretient une sorte d'espoir fantomatique de retrouver une once de vie dans l'univers de CAITHNESS. Si certaines parties sont relativement minimalistes et dépouillées, l'amateur de musique sombre s'y retrouvera sans problèmes. J'irais même plus loin, au risque de me faire villipender, en affirmant que ceux qui ont flashé sur Enigma ou Era se doivent de jeter une oreille sur CAITHNESS. Loin de l'optique commerciale de ces deux groupes, Hylgaryss, par la justesse de son écriture, a redonné à ce style un véritable esprit ancestral que le mercantile business a tranformé par le biais de ces deux impostures en mixture digeste et juste digne d'une publicité pour une lessive. L'esprit des sombres abbayes, le recueillement religieux et l'atmosphère à la fois pesante et captivante des cathédrales sont parfaitement représentés ici et ce serait un véritable tort que de s'en priver. Les accros de DARK SANCTUARY, s'ils ne trouveront peut-être pas ici la densité et la profondeur des concepteurs du superbe "l'être las", apprécieront l'effort et la musique de CAITHNESS, qui semble flotter dans une dimension parallèle à celle de DS. Cette oeuvre sera de toute façon accueillie comme il se doit dans la sombre congrégation de la musique pour suicidaires potentiels et dépressifs notoires. Du beau travail. (Loufi, 15,5/20)

Elegy n°25 (décembre 2002/janvier 2003)
Nous vous en parlions il y a 1 an, dans le Elegy #16, CAITHNESS est le side-project d'Hylgaryss, l'un des membres des fabuleux DARK SANCTUARY. C'est donc avec une joie non dissimulée que nous accueillons cet album qui vient de sortir sur le tout nouveau label de l'association Autumn Productions, Mono-Emotional Records. Que les fans se rejouissent, l'univers de CAITHNESS ne s'éloigne pas de celui de DARK SANCTUARY. et pourtant, il ne lui ressemble pas non plus. CAITHNESS invente son propre monde, un monde moins néoclassique et plus atmosphérique, ici, pas de voix féminines lyriques ou d'arrangements orchestraux, juste des ambiances très forte, très noires, de la douleur à l'état brut, une douleur calme et inquiétante, des nappes glaciales et des chants grégoriens lancinants, "Crossing The Land Of Bereavement" serait une sorte de Requiem à la sauce Cold Meat Industry, une beauté douloureuse empreinte d'une folie latente... Et un projet à découvrir au plus vite.

http://www.gutsofdarkness.com
Amateurs de dark ambient mystique (que dis-je ? Religieux !) à la RAISON D'ETRE, voilà un disque incontournable à vous procurer d’urgence. Ce premier cd de CAITHNESS, side-project de Hylgaryss (membre de DARK SANCTUARY) est tout simplement excellent. Dès ‘Incipit’ et ses magnifiques samples de chants grégoriens, le ton est donné…nappes étouffées, grondantes, organiques, cloches, récitation en arrière-fond, le tout entrecoupé de quelques percussions à la ARCANA, tout dans cette musique porte vers la méditation, la spiritualité, l’évasion vers des dimensions intemporelles. Mélancoliquement beaux, les climats se tissent, lentement, soigneusement, s’enflent doucement en boucles lentes et hypnotiques. L’influence de RAISON D'ETRE est omniprésente, à tel point que l'on pourrait presque croire qu’il s’agit-là d’un nouveau disque de Peter Andersson, ce qui loin d’être réducteur ou dépréciatif pour la musique de CAITHNESS. En effet, vu la qualité des compositions et la parfaite maîtrise des atmosphères, Hylgaryss se propulse d’un seul coup au niveau des maîtres des genre. Fermez donc les yeux et laissez-vous emporter au travers de cette ‘Terre du deuil’, c’est malgré tout la lumière qui est au bout du voyage. (Twilight)